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Sunday, August 25th, 2019

A KidZania, le petit client deviendra grand

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by December 21, 2016 General
Le KidZania de Londres, l'une des vingt-quatre franchises de ce concept créee au Mexique en 1999.

Le KidZania de Londres, l’une des vingt-quatre franchises de ce concept créee au Mexique en 1999.

CARTEL / REX SHUTTERSTOCK / SIPA

Dans le parc à thème KidZania, mini-ville plus vraie que nature implantée dans l’ouest de Londres, les enfants travaillent, épargnent ou dépensent leur salaire…Paradis du divertissement ou dérive mercantile ? Le label Kid­Zania a en tout cas essaimé partout dans le monde – vingt-quatre franchises à ce jour, dont Dubai, Singapour, Moscou, Lisbonne.

Pour « atterrir » à KidZania, il faut se rendre au centre commercial de Westfield, dans l’ouest de Londres. Franchir les contrôles d’un terminal d’aéroport estampillé British Airways. Là piétinent des files de mini-voyageurs surexcités, beaucoup d’écoliers en uniforme. Au guichet, ils se font remettre un bracelet de géolocalisation et une liasse de billets, puis sont lâchés dans le parc avec cette consigne : « Que ta journée soit productive ! »

KidZania, royaume des petits qui veulent imiter les grands. On ne vient pas ici pour évoluer dans un monde féerique de licornes, mais pour se familiariser avec les règles du grand jeu capitaliste. Le concept ? Dans une ville reconstituée à leur échelle, les enfants exercent différents métiers pour lesquels ils sont rémunérés en monnaie fictive (les kidzos). Une fois leur salaire amassé, ils peuvent le dépenser ou le placer à la banque, toucher des intérêts, obtenir une carte de crédit.

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