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Sunday, December 15th, 2019

Procès à Singapour – Cinq ans de prison pour un Belge qui a tué son fils

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by August 22, 2016 General

Un Belge de 42 ans, ancien résident du Grand-Duché, a été reconnu coupable d’homicide involontaire après avoir vu la sanction encourue réduite à la suite d’une expertise psychiatrique. Celle-ci avait conclu que l’auteur souffrait de graves troubles dépressifs au moment des faits. Initialement inculpé de meurtre, cet ancien cadre de la haute finance risquait alors la peine de mort par pendaison.

Devant le tribunal, l’accusé est resté impassible au moment du prononcé du jugement. «Cette peine est nécessaire pour montrer que les agissements de l’accusé ne doivent pas être ignorés», a déclaré la juge Hoo Sheau Peng, ajoutant avoir pris en compte que l’homicide avait été commis contre un enfant vulnérable et le fait que l’auteur était le père de la victime.

Du Grand-Duché à Singapour

Keryan, cinq ans, avait été retrouvé mort le 5 octobre 2015 dans son appartement, dans un immeuble de grand standing de l’archipel d’Asie du Sud-Est. Le père avait reconnu avoir administré à son fils un sédatif avant de l’asphyxier avec un coussin. Il était en conflit pour la garde de l’enfant avec la mère, son ex-épouse française. La famille avait quitté le Luxembourg pour s’établir à Singapour en 2013, mais le couple s’était séparé l’année suivante.

Dans une pétition en ligne lancée avant la fin du procès, la mère a indiqué ne pas comprendre que «l’assassin» de son fils puisse obtenir que la peine encourue soit réduite «drastiquement contre un plaider coupable», en vertu d’un système judiciaire sur le modèle anglo-saxon. Elle a aussi indiqué avoir alerté les autorités françaises sur cette affaire, mais n’avoir obtenu aucun retour.

Le père avait été arrêté le lendemain des faits. Peu de temps auparavant, il avait délibérément provoqué un accident avec sa voiture, sans attacher sa ceinture de sécurité, pour tenter de se suicider. Mais les airbags lui avaient sauvé la vie. Il s’était réveillé à l’hôpital avant de se présenter à la police le lendemain pour reconnaître les faits.

(L’essentiel/AFP)

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