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Sunday, August 18th, 2019

Santé Côte-d’Ivoire: Les cliniques «huppées» d’Abidjan en lutte pour le marché des soins à l’étranger « 50 milliards »

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by December 21, 2017 General

Connectionivoirienne par Sylvie Kouamé

Cinquante milliards de franc CFA, c’est l’ardoise annuelle des soins à l’étranger pour les personnalités prises en compte par l’État de Côte-d’Ivoire. Une vieille pratique en cours depuis les temps de Félix Houphouët-Boigny.

Les décès des personnalités africaines hors de leurs pays sont monnaie courante. Les dirigeants africains, y compris ceux de la Côte-d’Ivoire, ont en effet la particularité d’avoir des comptes bancaires bien fournis, mais restent pour autant incapables d’offrir des structures sanitaires de premier plan à leur pays respectif. Il est ainsi connu que Robert Mugabe se rend régulièrement à Singapore pour des soins sanitaires. Eyadema père est mort dans un avion sanitaire qui volait en direction de la Tunisie. Le père fondateur de la Côte-d’Ivoire est resté de longs mois en soins en Suisse avant son décès survenu le 7 décembre 1993, officiellement dans son village natal de Yamoussoukro.

En Côte-d’Ivoire, ce marché estimé à plus de 50 milliards de francs CFA par La Lettre du Continent dans sa dernière parution du 20 décembre 2017, intéresse désormais les cliniques privées locales. Selon la publication parisienne, plusieurs de ces cliniques ont consenti ces dernières années à de gros investissements en équipements de pointe afin d’amener les candidats à l’évacuation sanitaire à se faire soigner sur place.

La Lettre du Continent cite pêle-mêle La Nouvelle Clinique Farah [20 milliards investis avec un IRM], la PISAM d’Abidjan, Le Groupe médical du Plateau aux mains d’un ancien conseiller de la Présidence ivoirienne, Christian Delmotte, ou encore la Polyclinique Hôtel de Dieu du docteur Assad Bassit, régulièrement consultée par les Francs-Maçons de la Grande Loge de Côte-d’Ivoire, la GLCI.

Toutes ces cliniques, sans oublier celle de l’Indenié, comptent bien profiter de la manne des 50 milliards, gérée par Brahima Ténê Ouattara, le frère cadet du chef de l’État, actuel ministre des Affaires présidentielles. Elles ambitionnent aussi de capter une partie de la clientèle sous régionale vers Abidjan.

SK

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